Uros, Amantani et Taquile

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J107 – Vendredi 16 Octobre

Après un gros petit dej’, André, qui est là depuis quelques jours, prend la direction de La Paz à vélo. De notre côté, Sam et moi prenons la direction du port pour aller visiter les iles du Lac Titicaca. Manque de chance, nous y arrivons vers 9h et la navette est partie il y a 30min. Ça sera pour demain. Sur le port, on trouve même un phare et des pédalos en tout genre.

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Le reste de la matinée sera relativement improductif car nous n’avions pas de plan B. J’en profite donc pour faire un benchmark des ordinateurs portables, même si je ne sais pas encore si je vais l’acheter au Pérou ou en Bolivie. De son coté, Sam décide de prendre la route et de rejoindre André sur la route de La Paz.

 

 

J108 – Samedi 17 Octobre

Ce matin, je suis un peu plus rapide qu’hier et arrive à l’heure pour prendre le bateau. Au programme des 2 jours à venir : visite des iles d’Uros, Amantani et Taquile.

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Les Iles d’Uros sont des iles flottantes artificielles. D’après les informations de notre guide sur l’ile, il en reste environ 115 sur le Lac Titicaca et elles se relaient pour accueillir les touristes. Chaque ile a son président et il y a aussi un représentant pour l’ensemble des iles.

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Pour fabriquer ces iles, la ressource principale est la Totora, genre de roseau local. De Décembre à Janvier, c’est la saison des pluies et cette plante pousse très bien dans le lac. La Totora flotte sur un système racinaire très dense. Pour fabriquer les iles, il faut alors découper des plates formes d’environ 5 m sur 10 m avec de grandes scies, puis les lier entre elles à l’aide de pieux et de cordes. La nature fait ensuite son travail et les plates formes fusionnent. Une fois l’ile obtenu, on y dispose des couches croisées de Totora pour créer un support plus épais : Comme la Totora est biodégradable, il faut de temps en temps en remettre une couche. Bien entretenu, la durée de vie d’une ile est d’environ 50ans.

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Sur l’ile, les maisons sont un peu surélevées car le milieu reste très humide. Les habitants des iles vivent de la pêche, de la chasse et du glanage, ainsi que de l’artisanat et du tourisme.

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Enfin ça c’est la version officielle, parce que concrètement quand on est arrivé sur l’ile, il y avait déjà 3 bateaux et une quantité incroyable de touristes pour une surface aussi restreinte. En plus les habitants étaient habillés de leurs beaux habits traditionnels, ainsi que de jeans et de casquettes. Mon avis très personnelle est que plus personne n’habite sur ces iles depuis un bon moment et qu’elles ne servent aujourd’hui que d’attraction touristique. Le principe constructif des iles reste intéressant, mais ça fait quand même un peu zoo à mon gout. Reste à savoir si aller les visiter permet d’assurer un semblant de pérennité à cette culture ou si nous ne faisons qu’entretenir le mythe du « bon sauvage ».

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Durant notre passage sur l’une des iles d’Uros, le vent s’est levé. Nous reprenons le bateau pour 2 à 3h de navigation, direction l’ile d’Amantani. La mer d’huile du début de matinée laisse la place à une mer de plus en plus houleuse et nous finirons par avoir des creux de 2 à 3m. A l’intérieur de la cabine, je ne suis pas au meilleur de ma forme et sors prendre l’air pour éviter d’avoir le mal de mer. Comme quoi, ce n’est pas si facile d’être un marin d’eau douce !

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Arrivés à Amantani, les passagers du bateau sont répartis entre les différentes familles. En effet, je vais passer la nuit sur l’ile, nourri et logé par une famille de l’ile. Nous nous retrouvons à 3 espagnols et 3 français dans la même famille. La première chose à faire est de déjeuner. Au menu : un fromage frit mais pas fondu qui fait scrouitch scrouitch quand on le mange (il parait que c’est très populaire au Canada, mais que celui-ci est quand même pire) et des genres de patate au gout d’artichaut.

Après le déjeuner, nous partons pour une ballade sur l’ile. L’ile compte 2 petites collines et nous montons l’une d’elles histoire de prendre un peu d’altitude et d’accéder à de jolis points de vue sur l’île, le lac ainsi que sur l’île de Taquile que nous irons visiter demain. Nous sommes à 3800m d’altitude, mais grâce à la présence du lac, il y a beaucoup d’arbres sur la partie basse de l’ile. En discutant avec une ado de l’ile, elle finit par me dire que les iles d’Uros ne sont pas vraiment habitées, mais comme 20 secondes plus tard elle tente de me vendre une boisson chaude, je ne sais toujours pas si c’était la vérité ou juste un moyen de m’amadouer pour que je lui achète ses boissons. Le vent est toujours assez fort et avec la nuit qui commence à tomber, il ne fait pas bien chaud. C’est donc le moment de redescendre et de retourner à la maison.

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Pour que tous les habitants de l’ile profitent de l’argent des touristes, les familles se relaient pour les accueillir et les chemins de randonnée sont jalonnés de petits stands de vente d’artisanats.

La nuit est dégagée et nous offre la vue sur la lune et les étoiles, le tout accompagné par le bruit des vagues.

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J109 – Dimanche 18 Octobre.

Au réveil, je prends le petit déjeuner avec les espagnols et les français. C’est sympa d’être dans une famille, mais comme ils ne sont jamais avec nous, ça ne sert pas à grand-chose et on ne peut pas trop discuter avec eux.

Nous retournons ensuite au petit port pour prendre la direction de l’ile de Taquile. Le vent souffle toujours et au loin on voit l’écume au sommet des vagues. Ça risque de remuer ! Le capitaine nous informe alors que vu l’état de la mer, on ne va peut-être pas pouvoir aller à Taquile. Mais on tente quand même et finalement ça passe. On accostera quand même dans un autre port que celui initialement prévu car plus abrité, puis c’est parti pour une petite visite.

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L’ile est sympa, quoi qu’un peu plus commerciale et touristique qu’Amantani. La place principale est pleine de touristes, mais il n’y a pourtant pas une seule terrasse pour se boire une bière ou manger une glace. Les paysages restent très beaux et les vues sur le lac aussi. Celui-ci est d’un bleu … ça change de la manche et de sa couleur un peu verdâtre.

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Vers 12h30, il est temps de repartir, direction Puno. Cette fois le vent est tombé et nous retrouvons une mer d’huile. Manque de chance, à mi-chemin, ça commence à sentir le chaud, puis le plastique brulé, puis le pot d’échappement laisse échapper une fumée blanchâtre … bref, on tombe en panne. Il s’avère que la pompe du liquide de refroidissement a aspiré un petit bout de plastique. Celui bouche le circuit et le moteur surchauffe. Accessoirement, le moteur n’a rien d’un moteur de bateau, c’est un V8 essence raccordé de manière plus ou moins artisanale à l’hélice. Après 30 à 45min, nous repartons. Ouf, on ne passera pas la nuit sur le bateau (encore que ça aurait pu être marrant, bien qu’un peu frais).

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De retour à Puno, C’est le moment de souhaiter bon voyage à Aude et Martin, les 2 autres français du bateau. Visiblement, j’ai raté une fête à Puno. Au sol, il y a des dessins réalisés au sable coloré, mais vu que les voitures roulent dessus, la plupart ne ressemblent plus à grand-chose. Peu avant l’hôtel, je rattrape le défilé. Il s’agit d’une procession avec des militaires, une fanfare, une vingtaine de religieux qui portent un truc qui semble super lourd et à l’avant une cinquantaine de femmes voilés, qui portent des trucs qui brulent et qui puent.

One Response

  1. Christine TETREL

    Je ne connaissais pas le principe de ces petites îles. Cela me parait bien sympathique. Y a t il un risque que cela se renverse vu le nombre de personnes !
    Il est manifeste que tu es mieux sur tes deux roues que sur l’eau. N’est pas marin qui le veut.
    Bonne route.

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