Trek Santa Cruz

Classé dans : 2_Pérou | 5

J67 – Dimanche 6 Septembre

Aujourd’hui, j’aurais dû partir en randonnée, mais j’ai pris trop de temps pour mettre à jour le blog, du coup je n’ai pas eu le temps de partir faire mes courses avant l’heure du départ. Je ne partirais donc que demain et en profite donc pour déambuler quelques heures dans le (très grand) marché de Caraz où je fais mes quelques emplettes afin de me nourrir pendant ces 5 jours de randonnée en autonomie.

Sur le marché, j’ai croisé 2 policiers qui se disputaient pour savoir lequel des 2 aurait le sifflet (car les policiers ici adorent siffler tout le temps). J’ai aussi goûté une recette de pommes de terre un peu particulière, c’est une sorte de purée mis en boule pour ressembler à une patate et frie dans l’huile. On peut donc se dire, pourquoi ne pas frire directement la patate ? Et bien c’est parce que dedans, ils fourrent la purée avec de l’œuf ou du poulet (bien sûr) ou même des légumes (si,si c’est vrai). La dessus, tu mets un peu de crème liquide (première fois que je vois de la crème en Amérique du Sud) et une autre sauce inconnue.

Enfin, pour finir ma journée, je suis passé chez le glacier et il y avait des parfums originaux, je suis donc ressorti avec un cornet 2 boules : cacahuètes et bière ! Comme un petit air d’apéro dans ma glace. Bon, en vrai, c’est sympa, mais y’a pas beaucoup de goût quand même.

 

 

J68 – Lundi 7 Septembre

C’est parti pour 5 jours de randonnée dans la Cordillère Blanche. Mon sac est prêt, je file chercher un transport pour aller à Cashapampa, le point de départ. Pour ce trajet, pas de collectivo, mais plutôt un taxi collectif.

D’ailleurs, on m’a fait remarquer que je n’avais pas précisé ce qu’était un collectivo. Un collectivo est donc un genre de fourgon 7 places, mais en un peu plus grand, puisqu’il y a en général environ 15 places dedans. Ça ressemble donc à un Renault Trafic, mais en plus gros et en général, ce sont des Hyundai.

Bref, me voici pour prendre le taxi collectif (c’est un break 5 places). Après négociation, je divise le prix de la course par 2, et encore, à ce prix-là, je suis sûr de payer plus cher que les locaux. Mais ici, il y a un célèbre dicton qui dit « Gringo = Dinero » (c’est à dire argent) donc les prix annoncés sont quasiment toujours multipliés par 2 ou 3, il est donc nécessaire de négocier pour moins se faire avoir. Je suis le premier passager, j’attends donc que le taxi soit plein pour partir. Au bout de quelques minutes 1 péruvien arrive, puis 2 autrichiens (qui viennent pour tenter l’ascension de l’Alpamayo), puis 2 péruviennes. A 7 dans le 5 places, le chauffeur décide qu’il ne pourra plus faire rentrer personne, nous partons.

Vers 11h, j’arrive devant le début du chemin de randonnée. Les autrichiens qui ont bénéficié du même tarif que moi se font enfler par le chauffeur, qui sans scrupule, leur fait payer l’équivalent de 3 places dans le taxi pour le transport de leur sac (certes gros et lourd, mais quand même). Mais bon, ça ne doit pas faire longtemps qu’ils sont ici et n’ont pas franchement l’air démuni, ils tentent donc une négociation perdue d’avance et finissent par payer le prix demandé par le chauffeur.

Au Pérou, ce n’est pas comme en Equateur, l’accès à la nature n’est pas gratuit, il faut donc s’acquitter de 65 Soles (soit une petite vingtaine d’euros, ce qui est quand même assez cher pour un péruvien) pour rentrer dans le Parc National du Huascaran et accéder au chemin de randonnée. Ça doit être la pause ce matin car la cahute est fermée, je rentre donc sans payer, on verra bien à la sortie.

DSC03105

 

Le programme de la journée est de marcher 9km pour monter de 2970m à 3850m d’altitude. Dès les premiers mètres, le chemin monte donc. Assez rapidement, je double 2 américains, puis croise quelques groupes de français, allemands, néerlandais … On est pourtant vers la fin de saison, mais ce trek est visiblement très fréquenté. Enfin c’est pas l’autoroute non plus.

Les 300 premiers mètres passent hyper facilement. De manière général, le chemin n’est pas très difficile, on longe une rivière en s’élevant doucement au milieu des montagnes. Je passe un premier camps et continu mon chemin. Au loin, j’aperçois mes premières montagnes enneigées. Après 3h à 3h30 de marche (pauses comprises), j’arrive au camp de ce soir, il n’est que 14h30. C’est assez bizarre car les différents retours que j’avais pu lire prévoyaient plutôt 4 à 5h pour monter et je porte quand même une vingtaine de kg.

DSC03108

DSC03114

DSC03126

DSC03128

 

Je me pose 45 minutes, histoire de souffler un peu et de grignoter. Si une ni deux, une ânesse se pointe, suivi de près par son petit pour essayer de bouffer mon sac. Je les chasse donc gentiment, mais le petit ânon qui est tout poilu et tout doux cherche visiblement les caresses et en gagne quelques-unes, ainsi qu’une photo 🙂

DSC03131

DSC03134

 

Comme je ne suis pas fatigué, je repars pour m’avancer un peu pour demain. Après 1h de marche, j’accède à un plateau situé à environ 3850m d’altitude. Au loin les cimes enneigées et devant moi un nouveau camp avec quelques tentes. Il s’agit d’un groupe qui randonne avec guide, muletier et cuisinier.

DSC03138

DSC03145

 

En effet, au Pérou, quand tu pars en randonnée organisée, tu as systématiquement :
– un guide : pour te guider,
– un cuisinier : pour te faire à manger et celui-ci se déplace avec sa bouteille de gaz, ses nombreuses gamelles, 2 feux pour la cuisson et une quantité astronomique de bouffe pour que tu fasses des vrais repas, c’est à dire autre chose que le traditionnel soupe-pâtes du randonneur. Bref, pas de quoi perdre 1g en route
– un muletier : pour guider les ânes qui portent ton sac et tout ton matériel, mais aussi tout le matériel du cuisinier, la tente commune pour les repas et la petite tente toilette (en gros c’est une tente d’1m2, sans sol. On creuse un petit trou pour que tout le monde fasse ses besoins et en repartant, on enlève la tente, rebouche le trou et ni vu ni connu). Pour 4 randonneurs, il y a donc environ 4 à 5 ânes et 1 cheval.
Ainsi, le muletier et le cuisinier partent après toi le matin pour replier le campement et charger les ânes, te double en chemin et quand tu arrives au camp, tout est près, ta tente est montée, le goûter t’attend et le cuistot attaque le dîner.

Bref, j’arrive à ce campement et me dit que je vais sociabiliser un peu. Je me pointe donc devant la tente commune et demande si je peux camper ici. Le guide me répond que oui, et dedans ça parle français. Je salue donc les 4 randonneurs et la première question qu’on me pose est « êtes-vous vétérinaire ? » Non, mais avec ce genre de questions, je sens qu’on va bien se marrer ce soir 🙂

Effectivement, super ambiance avec ces 4 alsaciens / vosgiens, qui m’offrent le thé, et finalement le repas du soir sur lequel le cuisinier s’affaire depuis 3h.

C’est leur premier jour, moi aussi et même s’ils partent plus tôt que moi et portent beaucoup moins lourd, quelque chose me dit qu’on va se recroiser.

 

 

J69 – Mardi 8 Septembre

Aujourd’hui, le chemin est relativement plat. Je suis censé marcher 15 à 20km en comptant un détour par le camp de base de l’Alpamayo.

8h30, c’est l’heure du départ. Après 30 minutes de marche, voici la Laguna Jatuncocha, d’une couleur bleu verte, comme de nombreuses lagunes de la région.

DSC03150

DSC03155

DSC03158

DSC03166

 

Après la lagune vient une zone assez sèche et désertique, malgré la rivière qui coule toujours au milieu. Je suis toujours au milieu des montagnes et les sommets enneigés se rapprochent.

DSC03175

 

A 10h30, j’arrive à l’intersection pour monter au camp de base de l’Alpamayo. Je retrouve alors mon petit groupe d’hier soir, qui était parti une grosse demi-heure avant moi ce matin, pour la pause 10h. C’est aussi là que je retrouve le gardien absent de la cahute d’hier. Je paye donc mes 65 Soles et repars avec un joli ticket, à ne pas perdre car il y aura normalement encore 2 contrôles.

Après 15 minutes de pause, nous entamons l’ascension vers le camp de base.
Après la pause déjeuner en haut du gros de la montée, je laisse le groupe repartir sans moi, me pause 15 à 20 minutes et reprend le chemin à mon tour. La fin du trajet est assez chouette. Il s’agit d’un petit plateau circulaire qui donne sur un cirque composé de 3 ou 4 montagnes, dont l’Alpamayo. Le glacier ne descends plus jusqu’en bas du cirque, mais c’est quand même très beau. Figurez-vous qu’en 1966, l’Alpamayo a reçu le prix de la plus belle montagne du monde par l’association des alpinistes allemands. Bon, à l’époque ils n’y étaient pas allé et avaient juste reçu une photo pour le concours, mais ça fait quand même bien sur un CV.

DSC03185

DSC03203

DSC03197

DSC03232

 

Le pic le plus à droite, c’est l’Artesonraju. Vous ne connaissez pas son nom, vous ne savez pas vraiment où il est et jusqu’ici vous ignoriez même son existence, mais en réalité, vous l’avez déjà vu plusieurs dizaines de fois. Et où ça ? au début des films, car c’est la montagne qui a servi à la création du logo de la société Paramount Pictures (mais pas exactement sous cet angle)

DSC03230

paramount-logo

 

A 4330m, le camp de base est assez décevant. Je m’imaginais un petit refuge avec quelques tentes orange plantées autour, les pieds dans la neige et finalement, il n’y a qu’une tente (celle des autrichiens), pas le moindre poil de neige (faut dire qu’il fait encore un bon 20°C ici) et une cabane abandonnée depuis longtemps qui sert visiblement de poubelle.

D’ailleurs en parlant de poubelle, il faut quand même signaler que le chemin est plutôt propre, ce qui est très (trop) rare au Pérou, où il n’y a pas une poubelle dans les rues et où tout le monde jette ses déchets n’importe où dans la nature ou dans la rue. Je ne sais pas si c’est le prix du Parc Naturel qui en empêche l’accès au péruvien et préserve un peu ce lieu où si les péruviens randonneurs sont plus respectueux de la nature que les autres, mais ici tout le monde porte ses déchets (enfin la plupart du temps, ce sont les mules) et le site est propre.

Je fais quelques photos (pas très réussies) de la jolie vue : l’Alpamayo est celui de droite. Quelques minutes plus tard, je repars après avoir fait le plein d’eau dans le torrent. Je suis sans doute en train de boire l’eau des glaciers 🙂

DSC03232

 

De retour au lieu de repas de ce midi, j’emprunte alors un chemin en balcon sur la vallée, le paysage est grandiose: d’un côté, le cirque enneigé, de l’autre d’autres sommets enneigés, dont l’Artesonraju, derrière moi, la vallée d’où je suis arrivé avec la zone désertique et derrière la lagune. Devant moi, je commence à voir les campements des différents groupes de randonneurs. 2h plus tard, me voici devant le campement des français. Il est encore tôt et j’envisage de m’avancer un peu car demain il y a un col à 4750m. Finalement, le cuisinier l’indique qu’il faut environ 2h pour monter (enfin 2h pour lui, c’est à dire un peu plus pour le randonneur moyen), je décide donc de planter la tente ici, à 4250m d’altitude.

DSC03245

DSC03262

 

Devant, la vue est encore magique, on devine très bien le chemin du lendemain, avec en toile de fond le Taulliraju, le Rinrihirka, leur glacier et à mi-hauteur, une plate-forme sur laquelle est posée une lagune.

pano1

 

Sur 360°, le paysage est incroyable. Les quelques autres fois où j’étais monté à plus de 4000m d’altitude, je n’étais pas très loin des sommets. Là, je suis entouré de montagnes affichant des altitudes de 5500 à 6500m, il y a de la neige, des glaciers… on entend d’ailleurs le glacier craquer au loin. Je reste donc assis par terre comme un gosse pendant 20 minutes avant d’aller monter ma tente, car le soleil commence sérieusement à baisser, et le froid arrive.

Je me repose 3/4 d’heure avant d’aller retrouver mes français : Fabienne, Alain, Anne et Michèle, ainsi que Martin, le guide péruvien, mais francophone. Le monde est tout petit : j’apprends que 2 des filles de Fabienne ont fait le tour de la Méditerranée à vélo il y a quelques années.

Après ces quelques jours de randonnée dans la Cordillère Blanche, ce petit groupe prendra la direction du Lac Titicaca, un passage à La Paz, puis direction le Salar d’Uyuni. J’ai globalement le même programme sauf qu’ils le feront en 3 semaines et moi en 3 mois ^^
A l’entrée du Salar, ils iront faire l’ascension du volcan Tunupa, passant par-là, Martin m’indique que l’ascension est facile et la vue sur le Salar assez exceptionnelle et que donc je pourrais moi aussi y monter. On verra bien sur place, j’ai encore un peu de temps devant moi.

Ce soir, j’ai insisté pour ne pas me faire inviter (bah oui, je porte ma bouffe quand même alors j’aimerais bien alléger un peu mon sac). J’ai donc mangé ma soupe et mes pâtes, mais comme il faisait un peu froid, j’ai quand même tapé l’incruste dans la tente commune.

20h30 : au dodo, il y a quand même un col à 4750m demain.

 

 

J70 – Mercredi 9 Septembre

Au programme : 15km de marche pour monter au col de Punta Union à 4750m, puis redescendre à 3900m pour dormir.

Journée horrible et superbe à la fois (vous allez rapidement savoir pourquoi) !

Il a plu toute la nuit et pour une raison que j’ignore, depuis plusieurs jours, je me réveille à 2h du matin (9h en France, peut-être un coup de mes collègues de boulot ou une ancienne habitude de me lever 15 minutes avant de commencer à bosser) pour me rendormir vers 5h. Les nuits sont donc assez courtes.

Départ à 8h30. 5 minutes plus tard, je suis pris d’une chiasse monumentale qui me poursuivra durant toute la montée. Résultat, au lieu de monter en 2 à 3h, il m’a fallu 3h30 et une dizaine d’arrêts au bord du chemin (heureusement, je suis parti le dernier). Je finis quand même par arriver au col. Pas de mal d’altitude, mais quand même un peu essoufflé sur les 100 derniers mètres de dénivelés. Malgré tout, J’ai de la chance, il a plu toute la nuit et au petit matin les montagnes étaient dans les nuages. En arrivant en haut plus tard, je bénéficie d’une vue sur le glacier, la Laguna Taullipampa, ainsi que sur les monts Taulliraju et Rinrihirka.

DSC03285

DSC03299

DSC03300

DSC03314

DSC03317

DSC03318

DSC03321

DSC03322

 

Je soupçonne fortement l’eau d’être à l’origine de mes problèmes intestinaux. Depuis le début de la randonnée, je bois l’eau des rivières alors qu’il y a des animaux à proximité (et bien sûr sans micropur car je n’en ai pas emmené avec moi), il fallait bien que l’eau ne soit pas potable au moins une fois en cours de route. Bref, sachant qu’il y avait peu d’eau en route, j’étais parti avec 4L, je me déleste donc de 2L que je ne boirais de toute façon pas et garde 2L en réserve pour ce soir que je ferais bouillir si besoin. En attendant, je m’abstiens de boire et il commence sérieusement à faire soif. Heureusement, arrivé au 2/3 de la monté, je trouve une bouteille d’eau. Je reconnais l’eau un peu trouble de la rivière d’hier soir, mais la mienne n’étant pas potable, celle-ci ne pourra pas être pire. Je goûte, et elle a le goût d’eau bouillie. J’ai donc 650mL pour finir ma journée. Cette bouteille ressemble étrangement à celle d’Alain, mais bon, je ne vois pas trop pourquoi il aurait laissé une bouteille en route.

Au tout début de la descente, je croise une péruvienne qui cherche son téléphone. En effet, j’en ai peut-être déjà parlé, mais les sud-américain sont fans de photos d’eux avec de jolis paysages. Je pense d’ailleurs qu’ils sont sur toutes leurs photos de vacances. Bref, elle est montée un peu plus haut en dehors du chemin et son téléphone lui a échappé. Elle essaye donc maintenant d’escalader la montagne pour tenter de le retrouver, bien sûr sans savoir où il est. Désolé, mais ça sera sans mon aide pour cette fois.

Avec le changement de vallée, le paysage change lui aussi et c’est parti pour 800m de dénivelé négatif. Le chemin est composé alternativement de grosses plaques de granit, de grosses caillasses, de petites caillasses qui roulent sous les pieds, de sable de terre … GR20 remember ! Les paysages sont toujours supers, mais j’avoue avoir un peu de mal à en profiter à cause de mes problème digestifs et aussi parce que pour les limiter, je n’ai rien mangé depuis ce matin. Dans la descente, je croise 2 français qui montent. Eux aussi ont du mal, mais je crois que c’est surtout à cause de l’altitude et du manque d’oxygène dont ils n’ont pas l’habitude. Du coup, on se pose 1h pour papoter.

pano2

DSC03331

DSC03332

 

L’après-midi est très longue. A 16h30, je tombe sur un premier camp. J’avais prévu de m’arrêter plus loin, et les américains qui squattent ici sont moyennement sympathiques. Du coup, je décide malgré tout de continuer encore un peu. Le prochain campement, où j’avais prévu de m’arrêter, est à 3km.

J’y arrive plus d’une heure plus tard, après avoir longé une rivière, une tourbière et une forêt. Quasiment 10h après être parti ce matin, j’arrive enfin et retrouve mon petit groupe de français qui avait visiblement aussi ciblé ce camp. Là, je sens que l’atmosphère n’est pas comme les jours précédents. Et en effet, Fabienne et Anne ont la turista et Alain est lui aussi un peu flagadouille. Heureusement, Martin et le cuistot ont pitié de moi et m’offre une décoction magique à base de plante pour me remettre sur pied.

Pour la bouteille, j’avais presque raison. C’était en fait la bouteille de Fabienne, porté par Alain, qui, marchant devant lui avait laissé sur le bord du chemin. Sauf que ne sachant pas d’où l’eau venait, Fabienne ne l’a pas prise. La bouteille a donc bénéficié à quelqu’un d’autre 🙂

 

 

J71 – Jeudi 10 Septembre

Ma meilleure nuit depuis bien longtemps et ça va beaucoup mieux. Je ne sais pas ce qu’il y avait dans cette décoction, mais elle est vraiment magique !

La fin du trek est maintenant assez proche, on retrouve la civilisation et passons la matinée à traverser de petits villages. 3 à 4h de marche et nous voici à la sortie. Le cuistot m’offre encore à manger, ça commence franchement à faire pique-assiette.

DSC03335

DSC03337

DSC03342

DSC03343

 

Nous reprenons un collectivo pour redescendre. Demain, ils montent à la laguna 69. Mon programme initial était d’y monter cet après-midi, d’y passer la nuit et de redescendre demain matin, mais après 4j de rando, je commence un peu à fatiguer, mon transit n’est pas totalement remis (et accessoirement, je n’ai plus de PQ). Je vais donc plutôt rentrer tranquillement à Caraz pour passer la nuit dans un vrai lit.

En route, nous repassons un col à 4750m, mais cette fois en bus et c’est beaucoup plus facile. En haut, le Huascaran Norte et le Huascaran Sur (point culminant du Pérou avec 6788m) se dévoilent (enfin presque parce qu’ils ont quand même la tête dans les nuages) et en bas, nous voyons la Laguna Orkoncocha.

DSC03359

DSC03378

DSC03396

DSC03413

DSC03414

DSC03424

 

Quasiment au pied de la lagune, c’est l’heure de se dire au revoir. Je laisse les français au bord de la rivière en train de faire leur lessive et reprend le collectivo pour Caraz. Ils étaient bien sympas.

 

5 Responses

  1. Christine TETREL

    Belle balade, envoie nous un peu de soleil, tu sembles avoir du beau temps. Soigne toi bien, il ne faudrait pas que cela ternisse ton voyage.

  2. florence Godinho

    Coucou,

    Je visite ton blog pour la première fois et ton voyage fait rêver !!!
    Profites bien !! et reviens nous avec des tas d’aventures !

  3. Philippe Paumelle

    Cette rando m’a semblé féérique. magnifique paysage. Bon en plus tu pourras dire que tu y a laissé ta trace…

  4. Ingrid Lezama

    El « pequeño ciclista » también es protagonista de la aventura 😀 hermosos paisajes, muy buenas fotos!

  5. Damien

    Grand malade, t’as pas pris de Micropur !
    Tjs aussi beau ton voyage, il permet de s’évader de Paris ça fait du bien.
    Sinon, belle barbe 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *