Paso Sico : de San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres

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J137 – Samedi 5 Décembre
95km ; D+ : 1170m ; D- : 300m

C’est parti mon kiki … enfin presque. Après s’être couché à 3h du matin, Je n’ai pas entendu le réveil et j’émerge vers 7h et resterais bien couché. 4h de sommeil, ce n’est pas suffisant. Dans sa tente, Rodrigo dors encore et Raymond nous attends dans 45 minutes au bureau de l’immigration pour passer la frontière. Nous allons être en retard.

Rodrigo lui envoie un petit message pour lui dire que nous aurons 30min de retard. Le temps de replier les tentes, de boucler les sacoches, de petit déjeuner et d’aller changer quelques pesos chilien en dollars, nous arriverons finalement avec plus de 2h de retard, heureusement, Raymond ne nous a pas attendus.

La frontière est encore à plus de 200km, mais pour faire tamponner son passeport, c’est ici, sinon à la frontière, il faut faire demi-tour, revenir à San Pedro de Atacama pour le précieux tampon et repartir ensuite. Enfin ça c’était avant. La très sympathique douanière nous informe que depuis 1 mois, ce n’est plus nécessaire. Dans le cadre de la coopération argentino-chilienne, les 2 douanes sont regroupées dans le même bâtiment, côté argentin. On lui demande si elle est vraiment sûre car on n’a pas trop envie de se taper 200km de route/piste pour devoir revenir ensuite. Comme elle est absolument sûre d’elle, nous lui faisons confiance et nous prenons la route.

Le programme du jour est assez ambitieux et avec nos 2h de retard, nous ne sommes pas en avance (belle lapalissade n’est-ce pas ?) : 43km de plat à travers le désert pour aller jusque Toconao, puis 20km de up and down et enfin 30km de montée pour rejoindre Socaire. San Pedro de Atacama se situe à 2440m d’altitude et Socaire à 3270m.

Durant les 43km pour Toconao, la végétation est très rase malgré l’altitude relativement faible. Faut dire qu’on est en plein désert. J’ai même vu des ânes au milieu du sable : pas une goutte d’eau, pas une touffe d’herbe, je ne sais pas comment ils font pour survivre. Les paysages sont magnifiques : La route file tout droit dans le désert, avec en toile de fond montagnes et volcans. Tout au fond, on distingue même des montagnes enneigées. Je ne le sais pas encore, mais nous roulerons à leur pied demain. Au beau milieu de nulle part, le Parc Naturel Flamenco : Oasis de verdure perdue dans cette étendue désertique. Si mes souvenirs sont bons, ce sont les premiers arbres en quantité respectable que je rencontre depuis le Nord de la Bolivie (hors villes).

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Nous arrivons à Toconao vers 13h et comme c’est quasiment notre dernier village avant plusieurs jours, nous nous offrons le restaurant, histoire de faire un dernier bon repas. Et puis après ça, comme on n’a quand même pas beaucoup dormi, c’est l’heure pour une petite sieste de 10min … qui durera 1h. Ce n’est pas comme ça que nous allons rattraper le retard. Enfin surtout moi, parce que Rodrigo est un sacré athlète et roule plus vite que moi.

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Après quelques kilomètres de up and down, pendant lesquels je passe le Tropique du Capricorne, voilà le gros morceau qui arrive : 30km d’ascension pour quasiment 700m de dénivelé positif. La pente n’est pas trop forte, mais ça fait quand même beaucoup, surtout quand on attaque l’ascension vers 17h. Mais Rodrigo est loin devant, Raymond aussi, je ne vais pas camper tout seul en bas. Je suis donc décidé à en venir à bout.

Autant le dire tout de suite, ce fut long, très long. J’ai tout pédalé, mais je suis arrivé à destination vers 22h. Mon altimètre n’était pas bien calibré et me situais 100m plus haut. Si je l’avais su avant, j’aurais sans doute campé en cours de route, mais lorsque je m’en suis rendu compte, j’avais Socaire en vue, je suis donc allé jusqu’au bout, même s’il faisait déjà nuit.

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Mais l’histoire ne s’arrête pas là. J’arrive donc à Socaire un peu avant 22h, il fait nuit et assez froid et j’ai juste envie de me coucher après cette journée marathon alors que je n’ai dormi que 4h. Sauf que trouver un coin pour camper au milieu d’un petit village, ce n’est pas si simple. J’ai regardé en cours de route si je voyais les tentes de Rodrigo et Raymond, mais je n’ai rien vu. Je tourne pendant une bonne ½ heure dans Socaire et ne trouve pas trop mon bonheur. Il y a pas mal de chien qui aboient dès que je pense avoir trouvé un coin un peu tranquille et personne dans la rue pour m’indiquer un coin au calme. Vers 22h30, je suis prêt à jeter l’éponge pour camper à proximité d’un groupe électrogène très bruyant, quand je repère une trace de roue de vélo sur le route (c’est l’avantage des routes en stabilisé). 20m plus loin, l’ancienne église du village avec une petite place sur le côté. C’est au calme, relativement abrité des regards, pas de chien à proximité pour lancer l’alerte … je crois que j’ai trouvé mon bonheur. Je m’approche un peu plus et y trouve 2 tentes et 2 vélos : Rodrigo et Raymond sont aussi ici 🙂

Le temps de raconter mes aventures, de monter la tente et de faire à manger, je me couche après minuit. La nuit va encore être courte.

 

 

J138 – Dimanche 6 Décembre
49km ; D+ : 1000m ; D- : 250m

Le réveil à 6h pique un peu et comme les autres donnent encore, je ne me lève que 30min plus tard. L’endroit était bien calme et nous avons bien dormi, même si ce fut un peu court. 2h plus tard, nous sommes sur le pied de guerre, prêts à partir. Nous resterons néanmoins 30min de plus pour refaire le plein d’eau car ici aussi, il n’y a une source que tous les 2 jours et j’en profite pour aller racheter un paquet de pâtes car le prochain point de ravitaillement en nourriture est dans 3 jours et je risque d’être un peu juste en vivre.

Pour ne pas perdre l’habitude de la veille, nous commençons par 20km de montée et 600m de dénivelé positif. Heureusement, nous n’avons toujours pas quitté l’asphalte. Au fur et à mesure de l’ascension, le panorama sur le désert d’Atacama et sur le Salar d’Atacama s’agrandi et comme toujours, on ne regrette pas de monter pour profiter de ce spectacle.

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Après ces 20km, nous arrivons à l’intersection pour aller aux lagunes. C’était initialement sur notre itinéraire, mais nous sommes obligés de revoir nos plans. En effet, il y a 10km de montée sur une piste pour arriver à 4200m puis la piste descend et nous arrivons aux lagunes. Sauf qu’il y a un droit d’entrée à payer pour y avoir accès et que nous avons changé la quasi-totalité de notre argent en dollars pour l’Argentine et en plus après les lagunes les habitants du coin ont décidé d’interdire l’accès à la piste pour une raison inconnue. Résultat : obligé de faire demi-tour pour revenir jusqu’à la route où nous sommes actuellement pour ensuite pouvoir continuer. Et bien sûr, il y a un garde pour s’assurer que personne ne passe. Tant pis pour les lagunes, nous continuons notre route sur l’asphalte. Il reste environ 25km jusqu’au col à 4100m d’altitude.

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Au début, la route fait du up and down, sauf que dans tout ça, on descend plus qu’on ne monte et nous perdons 100m qu’il faudra ensuite remonter. Nous longeons les fameuses montagnes enneigées d’hier et c’est très chouette. 10km avant le col, il est temps de reprendre de la hauteur et la route recommence à monter. 5km avant le col … surprise … l’asphalte disparait au profit d’une piste en terre, sable et cailloux. Je retrouve ainsi tout ce qui avait fait mon bonheur sur les pistes du Sud de la Bolivie. Mais bon, soyons honnête, il y a ici beaucoup moins de sable et ça reste assez roulant. Nous savions très bien qu’une bonne partie de notre itinéraire n’était pas asphalté, nous ignorions juste où l’asphalte prenait fin. Maintenant on sait. L’asphalte, c’est fini pour le Chili et nous ne savons pas quand nous le retrouverons en Argentine.

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5km après le col, nous décidons de nous arrêter. Il est 16h30, le vent commence à se lever, nous avons bien roulé ces 2 derniers jours et avons besoin d’une bonne nuit de sommeil.

 

 

J139 – Lundi 7 Décembre
45km ; D+ : 700m ; D- : 300m

Aujourd’hui, pas trop de dénivelé au programme. La piste est correcte et nous passons plusieurs lagunes et salars. Tout ceci est bien beau.

En cours de route et surtout, peu avant le déjeuner, nous rencontrons Cécile et Jean-Philippe, un couple de néo-calédoniens, vraiment sympas, qui a loué un mini-van pour découvrir cette région. Le courant passe bien et nous décidons de nous retrouver quelques centaines de mètres plus loin, pour déjeuner ensemble au bord d’une lagune. Soyons honnête, même si nous avons un peu participé, nous nous sommes globalement fait inviter à manger et j’ai un peu l’impression d’avoir dévaliser le camion de sa nourriture.

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Nous reprenons ensuite la route, direction le Paso El Laco. Nous nous arrêterons cependant en cours de route, dans le bâtiment de la mine El Laco car ce lieu à la réputation de très bien accueillir les cyclistes. Et nous ne sommes pas déçus ! Ici c’est un peu le paradis : il y a une grande cuisine, des vrais lits, il fait chaud et Alex est vraiment super sympa. Son collègues Javier est beaucoup plus réservé et ne parle pas trop, du coup Alex profite de chaque instant où il croise d’autres personnes pour sociabiliser.

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Nous en apprenons pas mal sur le Chili de manière général : les séismes, les volcans … A priori, il y aurait un quantité de séismes incalculables tous les ans. La plupart sont imperceptibles ou presque. Les chiliens sont tellement habitués aux séismes qu’il semble que ceux dont la magnitude est inférieure à 5 ou 6 ne comptent pas vraiment : La population est habituée et les bâtiments sont conçus pour.

Alex a un passé de militaire et de manière général, je crois que tout le pays est assez militarisé, très fier et patriote. A propos du différend qui oppose actuellement la Bolivie et le Chili à propos de la zone conquise par le Chili il y a un peu plus d’un siècle, Alex nous dis que son pays est prêt pour la guerre et que ce qui s’est gagné par le sang se perdra par le sang, quel que soit la décision du Tribunal Pénal International devant lequel la Bolivie a déposé un recours pour récupérer un accès à la mer.

Le Chili est un pays très riche, notamment en raison de ces très importantes ressources minières, comme le cuivre, l’or ou l’argent. De nombreuses mines se trouvent d’ailleurs dans la zone conquise aux Boliviens. Avec la montée du prix des matières premières et notamment des métaux, le Chili s’est largement enrichi et dispose actuellement d’importants excédents.

A en croire Alex, tous les pays voisins sont assez jaloux de la réussite chilienne, mais personne n’ose les attaquer car ils disposent de l’armée la plus puissante. Alex nous raconte également que nombreux conflits ont eu lieu avec les Argentins pour définir la très longue frontière entre ces deux pays. C’est pendant cette période de conflit que l’Argentine a tenté de reprendre les Îles Malouines aux anglais. Les anglais étaient bien trop loin pour venir défendre ce petit bout de territoire et les argentins auraient dû gagner sans difficulté, mais comme les ennemis de mes ennemis sont mes amis, les chiliens s’en sont mêlés et sont aller défendre les Îles Malouines, juste pour emmerder les argentins. Aujourd’hui, ces îles sont toujours anglaises et les argentins de l’ont toujours pas digérés, on trouve donc dans la quasi-totalité des villes hébergeant des sites militaires argentins des panneaux revendiquant l’appartenance des Îles Malouines à l’Argentine. Si l’Angleterre reste attachée aux Îles Malouines, c’est surtout car elles constituent une belle porte d’entrée sur l’Antarctique, mais aussi car elles sont situées à proximité du Cap Horn qui sépare l’Océan Atlantique de l’Océan Pacifique (sans parler des richesses pétrolières). La victoire de l’Angleterre dans cette guerre des Malouines n’est pas sans conséquence, puisqu’elle permet à Margaret Thatcher d’être réélue quelques mois plus tard. Côté Argentin, la dictature militaire, en place depuis 7 ans, chute et est remplacé par un régime démocratique. Cette dictature militaire aura tout de même fait près de 30 000 disparus, 15 000 fusillés, 9 000 prisonniers politiques et 1,5 millions d’exilés (pour une population de 30 millions d’habitant en Argentine à cette époque).

 

 

J140 – Mardi 8 Décembre
57km ; D+ : 570m ; D- : 970m

Alex est très bavard et nous ne partons qu’à 9h. En même temps, faut dire que son compagnon d’infortune n’est pas super fun et que ça doit pas être drôle tous les jours.

Nous commençons notre route par une montée pas difficile de 3km jusqu’au Paso El Laco, puis redescendons jusqu’au poste des Carabinieros (police chilienne) pour signaler notre futur passage de frontière et remplir le registre.

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Il est ensuite temps de s’attaquer à l’Abra Sico, puis de descendes jusqu’au Paso Sico, frontière entre le Chili et l’Argentine. La descente est fantastiques, sans doute mon plus beau passage de frontière jusqu’à présent, avec notamment des montagnes violettes !

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Au pied du panneau de frontière, nous prenons un rapide déjeuner. C’est aussi la fin de la bonne piste chilienne sur laquelle nous roulions depuis plusieurs jours. Nous filons donc vers le poste frontière où nous trouvons comme prévu la douane Argentine, mais aussi la douane Chilienne. Ouf, pas besoin de faire demi-tour.

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Les douaniers argentins ne sont pas super sympas, surtout avec Rodrigo. Visiblement, le passeport Colombien n’est pas le meilleur pour voyager tranquillement. Pour la première fois en 4 passages de frontière, j’ai droit à un semblant de fouille, le douanier ne vérifiera qu’une sacoche.

Après ce passage douanier, il ne nous reste plus que 17km pour rejoindre Catua, notre premier village argentin. Le vent se lève, mais nous avons la chance de l’avoir de dos. Ces 17km sont un peu chiant : une grande ligne droite en faux plat montant, le tout en piste vraiment pas terrible. Les pistes chiliennes par lesquelles nous sommes passés étaient vraiment très bonne. L’Argentine nous rappelle un peu la Bolivie, avec le sable, le ripio, les calamina … mais c’est quand même moins pire.

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Pas de chance pour nous, aujourd’hui, c’est férié et il n’y a pas grand-chose d’ouvert. On trouve quand même une tienda et grâce à la tchatche de Rodrigo, on y mange et on se fait offrir la soupe.

Nous passerons la nuit dans l’école, dans de vrais lits, initialement prévu pour loger les profs qui viennent de loin. Nous avons droit à la visite de l’école, tous les profs viennent nous parler, les enfants aussi (du coup, je ne comprends pas trop le concept du jour férié en Argentine, mais bon …)

Et sinon, je connais encore quelques déboires avec la race canine. Pas de poursuite depuis bien longtemps, mais leur nouveau hobby c’est de venir pisser sur mes roues. Le premier a commencé à San Pedro de Atacama et depuis tous ceux que je crois tente leur chance. J’hésite donc entre pisser moi aussi sur mes roues pour marquer mon territoire ou faire rôtir le prochain qui tentera sa chance pour faire un exemple et montrer aux autres que ce n’est pas une bonne idée.

 

 

J141 – Mercredi 9 Décembre
48km ; D+ : 380m ; D- : 460m

Une fois encore, nous partons après 9h car tout le monde est très bavard à l’école.

La piste menant au col monte doucement, mais ma progression est lente car la piste est vraiment merdique. En plus, les paysages ne sont pas terribles. Je trouve ça assez honteux pour un pays développé comme l’Argentine d’avoir des pistes aussi pourries alors que les pistes chiliennes étaient vraiment belles. Après 15km de sable et de calamina, nous voici enfin au col.

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La suite sera plus simple : 11km de descente sur une piste très moyenne. Le vent s’est levé depuis quelques temps, mais comme depuis quelques jours, nous l’avons dans le dos. Ça fait du bien de ne plus l’avoir de face, mais c’est quand même un peu fatiguant.

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Nous traversons ensuite un petit Salar pendant 12km afin de rejoindre une « route » plus passante qui file à San Antonio de los Cobres.

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Nous nous arrêtons à Olacapato, 10km plus loin. C’est l’un des villages les plus misérables que j’ai pu voir depuis quelques mois. Les rues sont désertes, tout est fermé et il n’y a vraiment rien. On se croirait dans un village abandonné au milieu du désert. Nous aurons du mal à trouver à manger, mais après quelques heures de recherche, nous dénichons tout de même des empanadas, servi dans une vieille boite à chaussures avec la sauce dans un cendrier (dont nous avons préféré ne pas vérifier la propreté).

Cette nuit encore, nous dormons dans l’école. Le contact humain est beaucoup moins riche qu’hier … au moins, ça nous permettra peut-être de partir pas trop tard.

 

 

J142 – Jeudi 10 Décembre
65km ; D+ : 750m ; D- : 985m

Nous commençons la journée par 34km de douce montée, jusqu’au col à 4500m. Il y a un peu de sable, de calamina et de graviers, mais globalement, la piste reste correcte. Tellement correcte, que les camions passent assez rapidement nous plongeant dans d’épais nuages de poussières.

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Nous attaquons ensuite 28km de descente en lacets assez serrés. La piste est un peu moins bonne, mais les paysages sont superbes. Nous finissons par arriver à San Antonio de los Cobres, ville minière assez typique d’Argentine.

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Il ne sera malheureusement pas possible de récupérer de l’argent car la banque présente est une banque régionale et non une banque nationale. Heureusement, Raymond est toujours là pour nous dépanner. J’en profite donc pour acheter mon ticket de bus pour rejoindre Salta demain car je dois arriver avant Claire, qui arrive le jour suivant

Les choses se compliquent lorsque nous nous mettons en quête d’un lieu pour dormir. L’idée est une nouvelle fois de trouver un lieu en dur pour nous accueillir, histoire de ne pas avoir besoin de monter et démonter les tentes. Cela m’arrangerait particulièrement car mon bus part à 7h du matin et moins j’en aurais à faire demain matin, plus j’aurais de temps pour dormir. On a dû faire tous les bâtiments institutionnels de cette petite ville : les pompiers, 2 écoles, la mairie, la police, un centre de santé … pour finalement finir dans un marché artisanal. Nous nous installons sur le carrelage, pas très loin des toilettes. Ce n’est clairement pas le lieu le plus sympa dans lequel nous ayons dormi, mais il a le mérite d’exister et en plus il y a du wifi ^^

Bon, et sinon, je trouve que c’est quand même pas super fun de vous raconter tous les jours que c’était dur mais que les paysages étaient très beaux, je vais donc réfléchir à un nouveau format.

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