De Puno à Copacabana

Classé dans : 2_Pérou, 3_Bolivie | 3

J110 – Lundi 19 Octobre
85km ; D+ : 300m ; D- : 240m

Avant de quitter Puno, dernière grande ville de mon itinéraire péruvien, il était grand temps d’envoyer une carte postale à nos anciens qui n’ont pas internet. Je pars donc un peu tardivement, vers 10h30. Les cartes d’Equateur ne sont pas encore arrivées, espérons que celles-ci seront plus rapides (2 semaines selon la postière).

Je suis toujours sur l’Altiplano péruvien et longe plus ou moins le Lac Titicaca. Le relief est quasiment inexistant et les route très longues. Vive les lignes droites de 10 à 15 km. A vrai dire, la route est assez ennuyeuse et j’en viendrais presque à regretter mes cols quotidiens du centre du Pérou. Heureusement, les vues sur le lacs sont assez chouettes et les montagnes environnantes offrent un peu de diversité à ce trajet bien monotone.

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En cours de route, je passe devant une maison en construction assez particulière. Sur l’enduit de façade en béton, le maçon est allé dessiner des fleurs, des oiseaux et des soleils. Comme quoi on peut être maçon, artiste et aimer la nature.

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On m’avait prédit de nombreux lamas et alpagas sur l’Altiplano. Etrangement, je croise assez peu. Par contre, je croise des ânes avec des dreadlocks, genre baudets du Poitou. C’est fou hein ?!

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J’arrive à Juli vers 17h. Comme toutes les villes de l’Altiplano, ce n’est pas très beau. Le passage de la frontière bolivienne est pour demain.

 

 

J111 – Mardi 20 Octobre
63km ; D+ : 420m ; D- : 440m

Départ de Juli vers 9h. Sur la place d’armes, je fais la connaissance d’Alfredo, un péruvien qui envisage de faire le tour du Lac Titicaca à vélo avec des amis. Comme il n’a pas d’expérience à vélo, il est content de pouvoir discuter et obtenir quelques conseils de la part des cyclistes de passage. Ce n’est qu’au milieu de la conversation qu’il jugera utile de me dire qu’il a vécu quelques années au Québec et qu’il parle très bien français !

Cette fois, c’est parti. Au programme 50km jusqu’à Yunguyo, dernière bourgade péruvienne avant la frontière. La route est un peu plus vallonnée que ces derniers jours, mais rien de bien méchant. 20km avant Yunguyo, je croise un péruvien à vélo qui m’informe qu’il y a 4 cycliste devant moi sur la route de Copacabana.

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Arrivé à Yunguyo vers 13h, j’ai bien envie de me faire un dernier ceviche avant de passer la frontière, mais pas moyen de trouver une cevicheria dans ce petit bled. Je finirais quand même par trouver un resto qui propose des mini-portions. Du coup j’ai encore faim et prend en plus un plat du jour.

C’est reparti. Une petite cote plus loin et me voici à l’immigration péruvienne. Manque de chance, un car de touristes en provenance de la Bolivie vient d’arriver et tous les passagers sont dans la queue. Et bien sûr, il n’y a que 2 guichets d’ouvert. Je prends donc mon mal en patience et attends. J’en profite pour faire la connaissance de 2 cyclistes allemands (oui oui, encore des allemands !) qui roulent sur des vélos vraiment bizarres. A priori, le design a 3 siècles et la selle est suspendue à une sangle. C’est parait-il très confortable.

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Mon tour arrive enfin. Un coup de tampon dans le passeport, bye bye le Pérou, à moi la Bolivie. J’échange mes derniers Soles contre des Bolivianos, traverse les 200m de no man’s land et me voici sous l’arche qui marque l’entrée en Bolivie. Direction le poste d’immigration pour remplir le formulaire d’entrée sur le territoire. Un coup de tampon plus tard et me voici avec une autorisation de 2 mois sur le territoire bolivien.

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10km plus loin me voici à Copacabana. Ces 10 premiers kilomètres sur le territoire boliviens sont assez étonnants car ce pays semble plus propre et plus développé que le Pérou alors qu’il s’agit du pays le plus pauvre d’Amérique du Sud. C’est probablement parce que Copacabana est très touristique. Le but principal de cette ville est d’envoyer les touristes sur la Isla del Sol. Ce n’est donc probablement pas représentatif du pays.

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Copacabana est une petite ville mignonne avec un port rempli de petits bateaux et de pédalos pour les touristes. Alors que Puno et Juliaca, toutes les 2 au bord du lac Titicaca n’avaient pas grand-chose d’attrayantes, les boliviens semblent avoir un sens du business touristique bien plus développé. Ici, on ne trouve dans les rues que des hôtels, des restaurants, des terrasses …

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Malgré le caractère très touristique de la ville, je trouve un hôtel pas cher. La gérante essaye de me refourguer un ticket pour aller visiter l’Ile du Soleil, mais quand je lui dis que je compte aller directement au port, elle me répond que j’ai raison car ça sera moins cher là-bas !

Vers 17h, je prends la direction du Cerro Calvario (4018m) pour monter au sommet et profiter du coucher de soleil sur le Lac Titicaca. Le temps de trouver mon chemin et je ne suis pas en avance. Je prends donc le chemin le plus court, qui ressemblerait presque à de l’escalade dans les rochers. Je m’arrête un peu avant le sommet car des plates formes ont été aménagées. A 18h30 et après quelques photos, il fait bien nuit et je décide de redescendre. Au loin, je peux voir des nombreux éclairs, une nouvelle fois, ça sent l’orage.

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Comme je n’étais pas le seul là-haut, mais que personne n’est redescendu de mon côté, j’en déduis qu’il doit y avoir un autre chemin, probablement plus simple. Je sors donc la frontale et monte au sommet. Là, il y a plein de croix en pierre, sans doute pour protéger la ville et ses habitants. Je trouve effectivement un chemin qui descend, avec des marches en pierres, parsemé à chaque virage de nouvelles croix. Quelques minutes plus tard, j’arrive dans le centre-ville. Le vent se lève, l’orage approche. Je me dépêche donc de trouver à manger et file à l’hôtel. 5minutes plus tard, c’est le déluge, mais un vrai gros déluge qui durera plusieurs heures. Les éclairs illuminent la ville et le tonnerre fait trembler les bâtiments. L’électricité clignote et la connexion internet n’est plus qu’un souvenir. Espérons que ça se calme durant la nuit, sinon les bateaux ne partiront pas demain.

3 Responses

  1. Christine TETREL

    Une bonne nouvelle, le colis envoyé de La Paz est arrivé ce matin en bon état. Toujours pas de chapeaux, mais ne désespérons pas !!

  2. Merci de nous faire voyager avec toi, tes photos sont splendides et les paysages sont magnifiques mais il ne fallait pas faire tant de km pour voir des baudets du poitou, tu sais… 🙂

  3. Nous te souhaitons une bonne continuation dans ton extraordinaire voyage.

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