De Chachapoyas à Cajamarca

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J54 – Lundi 24 Août

Après une petite grâce matinée, je boucle les sacoches et me voici parti pour le terminal terrestre afin de prendre un collectivo, direction Leimebamba.
La route ressemble beaucoup à celle que j’avais pu avoir entre Bagua Grande et Chachapoyas, une petite route, longeant le rio et encastrée dans une vallée étroite et profonde. 3h plus tard me voilà sur place. J’achète mon ticket de bus pour aller demain à Cajamarca et en route pour le musée.

5km de montée plus tard, je suis au musée. Ce musée est intéressant, mais quand même un peu surcoté. Personnellement, je n’en ferais pas un incontournable pour un séjour aussi court dans la région.

J’y apprends néanmoins quelques informations sur les sites que je n’ai pas visité, sur la culture Chachapoyas et Incas, sur le territoire actuel. Mais le clou du musée reste quand même la collection de momies. Celles-ci datent de l’époque Chachapoyas. Il y a de « vraies » momies, et d’autres où il n’y a que les os, attachés ensemble avec une ficelle et mis dans un sac en tissus. On a retrouvé ces sacs dans des sortes de statues, réalisée en bois ou autre matériau ligno-cellulosique, recouverte d’une couche de terre puis peintes. Ces statues étaient placées à flanc de montagne à 3000m d’altitude. Mais vu qu’on n’en a pas retrouvé tant que ça, peut-être que c’était réservé à l’élite ou aux plus chanceux (je ne sais pas, je n’ai pas visité ces sites).

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J55 – Mardi 25 Août

Aujourd’hui, j’ai passé quasiment l’intégralité de ma journée dans un car. Les distances entre les villes sont plus grandes qu’en Équateur et les routes, étroites et sinueuses, ne permettent pas aux chauffeurs de rouler comme des dingues. Je suis donc monté dans le bus à 7h30 ce matin pour arriver à Cajamarca vers 18h.

Il n’y avait pourtant que270km, mais la première moitié de l’itinéraire traverse la cordillère par une mini route où il est toujours problématique de croiser un autre véhicule (heureusement, nous n’en avons croisé qu’un par heure en moyenne). Il a donc fallu 7h pour faire la moitié de la route. En récompense, il faut reconnaître que, comme on me l’avait indiqué, les paysages sont impressionnants. La route commence par monter de 2300m à plus de 3650m. La végétation luxuriante, quasi-amazonienne de la région de Chachapoyas cède donc petit à petit la place à une végétation rase d’altitude.

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Puis on redescend dans une vallée pour traverser une rivière à moins de 1000m d’altitude. Chaque vallée semble avoir son micro-climat. Dans celle-ci la chaleur est étouffante (peut-être aussi parcequ’il est midi), et la végétation n’est constituée que d’arbres tout sec et sans feuille et de cactus. En fond de vallée, la rivière permet cependant de retrouver un peu de verdure et de cultures. Les arbres sont garnis de fruits qui de loin ressemblent à de gros abricots. Un peu plus tard, je découvrirais qu’il s’agit en réalité de petites mangues, vendues environ 25 centimes d’€ les 4 ou 5 selon la taille 🙂

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Passé la rivière, on remonte à 3200m pour passer le col et arriver quelques centaines de mètres plus bas à Celendin, environ à mi-chemin. Il est 14h et grand temps de déjeuner.

A Celendin, on abandonne le mini-bus pour un vrai grand bus. Les routes doivent être plus larges sur la suite du parcours. Effectivement, on ne mettra que 3h pour effectuer la 2ème moitié du trajet. Pas beaucoup d’info sur le paysage car le soleil obligeait à fermer les rideaux et en plus le chauffeur nous a mis un film. D’après le profil altimétrique de l’étape, on est quand même remonté à 3550m, pour redescendre ensuite sur Cajamarca à 2800m.

Après ces 10h de bus, dont une après-midi où il aura fait très chaud, j’arrive à Cajamarca en n’étant qu’à moitié frais. J’enfourche le vélo et rejoins mon premier couch-surfing péruvien, chez Ingrid, sa fille, les parents qui ne vivent pas ici, mais sont quand même là tous les jours toutes la journée et le frère, qui arrivera 2 jours plus tard.

  1. Christine TETREL

    Belles photos, goinfre toi de mangues, chez nous, c’est hors de prix et certainement moins bon.

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