Ayacucho et Andahuaylas

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J83 à J87 – Mardi 22 Septembre au Samedi 26 Septembre

De mardi à jeudi, j’ai profité de mon couch-surfing à Ayacucho pour me poser quelques jours. Au programme, quelques petites visites dans la ville, passage au village de Quinua réputé pour son artisanat (mais qui est quand même un poil commercial à mon goût), un peu de planification et quelques soirées bière et pisco …

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Et j’ai aussi gouté l’une des spécialités locales : Le puca picante. C’est un ragoût à base de porc avec du riz et des patates et une sauce avec de la betterave, du piment et de la cacahuète. C’est plutôt bon, mais normalement, c’est un plat du dimanche et comme je suis allé au resto le mardi, je crois qu’il n’y avait pas de cacahuète dans la sauce de mon plat.

Ayacucho compte 33 églises (oui, comme l’âge de Jésus, hasard?). C’est une ville sympa, tranquille et le climat y est doux. Je me suis quand même tapé un orage à finir trempé traversé. Les rues étaient devenues de véritables petites rivières, obligé d’aller patauger pour rentrer ^^

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La ville est aussi un peu plus tristement connue comme étant le berceau de la secte du sentier lumineux, créé vers 1970 par un prof de philo de l’université d’Ayacucho, Abimael Guzmán. Considéré comme le groupe terroriste le plus violent d’Amérique Latine, le sentier lumineux a fait plus de 70 000 victimes, principalement dans les années 80 et au début des années 90. Depuis l’arrestation de Guzmán en 1992, le mouvement est moins dangereux, mais s’est allié avec les narcotrafiquants pour perdurer. Aujourd’hui, comme la Colombie (avec l’aide des Etats-Unis) mène une politique assez agressive vis-à-vis des narcotrafiquants, les cultures de coca ont grandement diminué. C’est donc le Pérou qui décroche la timbale et qui est devenu le premier producteur mondial de feuilles de coca dont l’écrasante majorité est utilisée par les narcotrafiquants pour fabriquer de la cocaïne. Mais rassurez-vous, s’ils la fabriquent, ils ne la consomment pas, tout est exporté en Europe et aux USA.

Après ces quelques jours, il était temps de repartir. Je suis donc passé jeudi soir voir la société de bus allant à Andahuaylas pour connaître les horaires de ce qui sera normalement mon dernier bus avant l’Argentine mi-décembre. J’avais le choix entre 7h30, 9h, 13h30 et 20h30. N’étant pas trop du matin, je me suis dit que je me pointerais pour 13h30 (et comme il y a 5h de route, ça m’évite d’arriver au milieu de la nuit). J’arrive donc le vendredi vers 12h30 / 13h devant l’agence, fermée … sans doute pour l’heure du déjeuner. Bah en fait non, comme je n’avais pas acheté de place dans le bus, la gérante a juste « oublié » de me dire que le rendez-vous pour le départ n’était pas à l’agence, mais 2 rues plus loin et le colectivo est parti sans moi. Je suis donc resté une journée de plus à Ayacucho, mais cette fois, j’ai acheté mon ticket de colectivo : au choix 6h ou 20h30 (car les horaires ne sont pas les même tous les jours). Va donc pour un réveil matinal.

Le seul truc que je n’avais pas trop anticipé en prenant le bus de 6h du matin, c’est que le vendredi soir, c’est comme en France, on sort. Après l’échec du night-club de Jaén, j’ai donc eu l’occasion de mettre les pieds dans une discothèque péruvienne. C’est un peu comme en France, sauf que l’alcool est moins cher. Et niveau musique il y a en plus de la musique péruvienne et bolivienne, de la salsa et passé 2h du matin, le dj rentre chez lui et un groupe de musique prend la relève. Je ne vous fais pas un dessin, après être rentré vers 4h30 un peu alcoolisé (ceci est un euphémisme), le réveil environ une heure plus tard a été très difficile, mais j’ai quand même eu mon colectivo. Je ne vous parlerais du paysage car j’ai dormi tout le trajet, mais il paraît que c’est très beau 🙂

 

 

J88 – Dimanche 27 Septembre

Andahuaylas est une petite ville typique du Pérou et en ce dimanche un très grand marché s’est installé dans la rue principale et comme toujours, on y trouve vraiment de tout.

Après quelques minutes à tourner en ville, je finis par trouver les navettes pour aller visiter les 2 sites locaux : la Laguna de Pacucha et le site archéologique de Sondor.

La lagune est un lieu assez étonnant car c’est la première fois au Pérou que je voyais des familles au bord de l’eau en train de pique-niquer, et même de se baigner. Malgré l’altitude ici l’eau n’est pas froide.

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Le site archéologique de Sondor est un site Inca et pré-Inca, à propos duquel je n’ai pas grand-chose à dire car il n’y avait aucun guide. Tout ce que je peux vous dire c’est que les vestiges de ce qui ressemble à des habitations sont assez originaux. D’habitude Les ouvertures sont orientées en direction de la place centrale et les parois aveugles sur l’extérieur pour se protéger et bien là, c’est tout le contraire. Et puis bien sûr, il y a « pyramide » un peu en mode Aztèque style, sauf qu’ici, la pyramide n’est pas totalement artificiel, j’ai l’impression qu’ils ont juste aménagé des terrasses sur une colline existante. Monter la centaine de marches qui sépare du sommet permet d’avoir une vue d’ensemble de tout le site, mais aussi une vue sur la Laguna Pacucha qui n’est pas bien loin.

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Et puis ce soir, pendant que j’étais en train de vous écrire ce petit post, je me suis rendu compte que la lune rouge, ce n’était pas uniquement en France / Europe, mais que je pouvais aussi la voir d’ici. Du coup, je me suis retrouvé dans la rue à 22h30, juste à temps pour voir la fin de l’éclipse totale et la fameuse coloration. Mais le temps de me trouver un petit coin sombre pour tenter quelques photos et c’était déjà la fin.

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